
_ J'ai l'impression que rien
ne s'arrangera jamais dans ma vie... préssenti
Ronan avec un regard si peiné que Sergueï se mit
à redouter une nouvelle crise d'angoisse de son petit
ami.
_ Ecoutes, il faut que...
_ La-fermes Sergueï... Je t'aime espèce de
con...
Il l'avait dit d'une manière tellement froide, une
manière qui lui ressemblait lorsqu'il s'agissait de se
déclarer ouvertement et réellement. Le rouquin ouvrit
sa bouche, ébahit par ce qu'il venait d'entendre.
C'était tellement logique, mais tellement surprennant qu'il
lui dise ainsi, ce soir, alors que rien n'était au mieux
dans leur histoire de possession affective. Quoique, à y
réfléchir, c'était peut-être un simple
après-coup d'avoir eu tort. Il ne savait pas ce qu'il
s'était passer avec Axel, mais à y voir de plus
près, ce que Ronan venait de dire ne sonner pas pour lui,
mais pour un autre homme.
On choisi toujours les plus aveugles, c'est bien connus. Ceux qui
se lassent facilement. Ceux qui trompent et insultent physiquement
leur réciproque. Ceux qui mettent facilement fin au bonheur
de leur conjoint. Les plus fous, les moins espèrants. Et
c'était exactement le cas de Ronan, il allait sans doute
choisi d'aimer un faible plutôt qu'un sale calculateur qui se
posait de plus en plus de questions sur ce qu'il devenait.
C'était véritablement logique.

_ C'est ça, ouai... soupira Srgueï en
allant blottir son amant dans ses bras.
Il n'allait pas bien, c'est tout. Simplement des paroles en l'air.
Son amour d'une étreinte temporellement diminuée ne
durerait qu'un temps, un jour, il serait lui aussi l'un de ces
faibles qui se lassent et qui abandonnent en bon chemin.













