
N’y a-t-il rien de plus sordide que l’émotion
même de la trahison ? Lorsque l’on se sent amoindri par
une moitié vaincue depuis tellement longtemps. Celle qui
s’est supprimée solitairement, remettant son souvenir
dans les mains d’un seul être. Celui qui est digne
d’une loque. La perdition totale d’un cerveau qui
cherche à comprendre, à se surpasser. Mais aux
raisons du vide.
« Pourquoi ?! » se dit-on devant pareil
massacre. Et seul l’écho de notre question
résonne férocement jusqu’à nous.
C’est d’une faiblesse alarmante. Ne même pas
savoir pourquoi l’abandon a eu lieu et en oublier même
son commencement. Parce que oui, plus le temps passe, moins la
névrose se souvient de son début.
Infâme laideur d’une osmose
inachevée.

Être Cassidy n’est pas un jeu si évident.
Semblable à une paumée, coupée en deux,
charmée par un nauséeux, asphyxiée par des
sentiments de fous. Elle vivait ainsi depuis tellement longtemps
qu’on ne savait même plus comment la plaindre. Et plus
on la regardait, moins on se souvenait de ce mal-être qui
prenait possession de son âme toute entière la
forçant à haïr pour une moindre chose et
à aimer pour une pareille dose. C’était vide de
réciproques, de possibilités, elle était
parallèle à la dépression cruelle de son
humanité qui luttée pour rester à la surface
de la normalité.
Pauvre de nous dans certains cas, pauvre d’elle dans sa
condition.
Et c’est avec peine qu’elle dû donner signe de
vie à ce garçon avec qui elle avait trop donner son
corps, dans le simple espoir de faire vivre à travers elle
sa jumelle désormais éteinte aux yeux de tous. Bien
qu’elle semblait lui dicter ses moindres gestes et mots
quotidiennement. Une folie absurde probablement.
Après trois sonneries qui lui parurent durer une
éternité, le téléphone de son compagnon
de malheur ne ressembla plus à un bip continuel mais
à une voix lui appartenant.

_ Allo, Axel. C’est Cassie…













Ps : t'inquiète pas c'est juste la fin de la MAJ qui est en ligne pas une nouvelle ^__^