
_ Elle a l’air
plutôt gentille Ronan, qui était-elle ?
_ C’est elle qui tient les appartements ici, mais
récemment, on s’est rapproché, et elle est
devenue plus une amie qu’une simple…
exposa-t-il d’une voix faible avant de se reprendre :
Disons qu’entre les problèmes avec Axel, la
mort de Kerrick et le départ de Sergueï, elle a
été très présente pour
moi.
Pâris, compatissant posa une main sur l’épaule
de Ronan. Il avait parfaitement conscience que depuis quelques
temps, rien n’avait été beau pour le jeune
homme. Pour lui aussi d’ailleurs, des problèmes
conséquents étaient de parties dans sa vie. Et
certaines mauvaises langues diraient qu’ils feraient tous
mieux de se suicider avec des vies pareilles. Mais
vraisemblablement, il s’agissait surtout de personnes
jalouses du malheur des autres, après tout elles
n’avaient pas de quoi être plaintes, alors bon, les
calomnies étaient plus simples pour amoindrir
n‘importe qui. Bien sûr en vouloir à ces gens
étaient stupides, c’était tellement creux et
tristes. Mais il n’était pas l’heure pour
Pâris de songer à toutes ces stupidités, il
avait bien plus important à faire : se soucier de son cousin
qu’il n’avait pas vu depuis très longtemps, par
exemple. Il voulait aller lui demander de l’accompagner au
cimetière, histoire de dire au-revoir à la belle
Aline qui s’était éteinte un peu trop vite.
C’était l’une des seules choses qui comptaient
aux yeux de Pâris, dans l’immédiat.
_ Ronan, il faut que je m’absente un peu pendant que
tu fais tes valises.

_ Comment ça ? S’interrogea le brun,
suspicieux.
_ Je voudrais aller sur la tombe de ma cousine, c’est
tout, mentit en partie le jeune homme pour toute
réponse.
_ Oh… Et bien dans ce cas, vas-y…
_ Bon et bien, je reviendrais vite !
Puis il fila ainsi, entre les doigts de Ronan qui se demandait
sincèrement si Pâris lui avait dit la
vérité. Mais après tout, il n’avait pas
à juger, son ami était libre, il avait encore un peu
de famille ici, et des raisons valables pour aller ailleurs,
déjà qu’ils ne resteraient pas longtemps ici
simplement pour le moral de Ronan, alors il n’avait pas
à empêcher Pâris de se déplacer. Cela
serait vraiment détestable de sa part, surtout si
c’était pour aller se recueillir au cimetière.
Un endroit où il aimerait passer avant de partir, histoire
de rendre visite à Kerrick, lui montrait qu’il ne
l’oublie pas malgré tout.
Sur cette pensée glaciale qui le murait dans le malaise, il
se força à sortir les clés de sa poches de
pantalon pour aller remplir quelques cartons de ses affaires et
mettre enfin un terme à cette malheureusement vie
qu’il avait mené ici. Il fallait qu’il en
finisse, et même s’il était attaché
à cet endroit pour tous les souvenirs qu’il y avait
vécu, il se devait d’enterrer cela au plus profond de
son cœur.


Gwen
lun 28 jui 2008 14:15