_ C’est si difficile
à dire que ça alors ? Coupa le brun,
brusquement. Dans ce cas te forces pas Axel, je l’ai
assez mal vécu pour le revivre encore une fois, laisse-moi
partir.
_ Je t’aime !

Les mots étaient vifs, inattendus et peu courtois, mais ils
étaient là tout de même. Axel, les joues
devenus rouge d’avoir enfin briser l’armure qui
écrasait son cœur sous son poids, n’osa pas
regarder Ronan. Et pour la première fois depuis longtemps,
se fut le brun qui reprit le dessus dans la conversation, ne
semblant pas tenir debout sur ses arguments.
_ J’ai attendu ces mots durant tellement longtemps
que je ne suis plus sûre de vouloir les entendre
aujourd’hui, tu as trop hésité avant de les
dire enfin… répondit Ronan, la voix se
brisant à chaque mots qu’il prononçait, ne
sachant pas s’il devait les croire et les appliquer ou
s’il devait oublier cette phrase et foncer vers cet homme
dont il s’était épris durant son
adolescence.
_ Tu te souviens sûrement de ce rêve que tu
avais fait le jour où ton père t’avais battu
?

Ce rêve-ci, bien sûre qu’il s’en souvenait,
il s’en souvenait même un peu trop bien.
C’était là-dedans que, comme dans un tableau,
il avait peint l’amour qu’il ressentait pour Axel afin
de le laisser immortel et présent.
_ Je l’avais fait aussi, je l’avais fait Ronan,
sauf que, je ne pouvais pas y croire, j’étais
aveuglé par tout ce qu’il se passait autour de moi, et
je ne parvenais pas à concevoir un amour avec toi. A mes
yeux, c’était impossible, je ne méritais pas
ça, je n’avais pas le droit de mériter ce que
tu voulais m’offrir.
_ Arrêtes Axel, putain, mais
arrêtes… C’est du passé
maintenant ! S’écria Ronan,
dévisageant de ses yeux fatigués le jeune
châtain.
Ronan, si fragile et incomplet, a besoin des bras forts et réconfortants d'Axou autour de sa frêle et sensuelle taille.... je me trompe ?

Camella
lun 25 aoû 2008 21:58