
De la poésie au coin des
yeux, c’est comme un nouvel espoir, celui
d’écarter les tempêtes qui entravent la route et
conduire à un repos passionnel des amants d’une
légende inépuisable. Dans la vie, on
s’écorche contre des murs invisibles et souvent
invincibles, on accorde une large importance à ce qui ne
nous souciera plus dans le repos funèbre, et on
écarte de notre voie ce qui n’est pas
considérable par autrui et souvent, dans ce
déséquilibre de l’harmonie des âmes, on
perd ce qui était le plus évident à attraper.
C’est certes stupide, mais il s’agit d’une des
vertus que s’est accordé l’Homme ; heurter
l’incompréhensible pour mieux en éloigner les
sortilèges.
Mais de quels sortilèges il faudrait parler ? Ceux
d’une trouvaille romantique, d’une
réconciliation affective. Il semble évident que ces
deux incompris sont au centre du rejet et que la douleur
mélancolique se situe dans le voisinage de notre
plaisir.
Et pourtant, lorsque les personnages reprennent leur place, que la
narratrice décide de mettre fin à une thérapie
intégrale de ce qu’elle vécu, elle a bien des
choses encore à raconter. Alors, sans trop prendre les
commandes explicites de cette histoire, elle va vous dire un
secret.
Nous ne naissons pas uniques. Pour chacun de nous il existe une
réciproque, et par ce mot, j’entends la complaisance
amoureuse, celle qui nous permet de construire l’être
inachevé que nous sommes devenus avec le temps. Mais face
l’aveuglement sociable, le contre-sens de la pensée
même, trouver ce morceau de chair en devient presque
dangereux. Durs sont souvent les ignorances sur la moitié,
on se trompe, on oublie, on faiblie. Et parvenir à se
reconnaître, à tomber sous les foudres d’une
osmose parfaite, est d’une complication qui n’aurait
jamais dû être. Désormais, peu de chanceux
peuvent se vanter de l’avoir vécu. Il nous faudrait
sans doute plus que ce que l’on nous a donné pour y
parvenir. Mais peu importe, tant que des romantiques seront
là pour rappeler au reste du monde que l’on peut
encore croire à l’amour, alors, il n’y aura
jamais suffisamment de fous pour y mettre fin.
Avec qui parviendrez-vous à être
sauvé un jour ?

FIN
Et voilà, le mot "fin" a prit
sa place sur ce blog. Et c'est avec beaucoup de tristesse et pas
mal de fierté que j'achève l'histoire d'Axel et
Ronan.
Même s'il reste l'épilogue, I Want to Save
you est bel et bien fini, et je peux vous jurer que j'ai eu du
mal à vouloir finir cette histoire. Pas dans un sens de
découragement, bien au contraire, mais c'était dur
par rapport à l'attachement que j'avais/ai pour la trame de
l'histoire et les personnages.
I Want to Save you, c'est huit mois d'aventures, huit mois de travail acharné d'une fille qui n'a jamais su aller jusqu'au bout de ses projets avant celui-ci. C'est aussi huit mois de rencontres formidables avec des gens épatants, mais aussi huit mois avec des pertes et des disputes en tout genre. C'est parfois huit mois difficiles, mais aussi huit mois de bonheur. En sommes, j'ai vécu huit mois d'une vie. Et je peux vous remercier sincérement de cela.
Donc, pour ne pas trop papoter parce que je n'ai pas tellement le courage de parler des prévisions sur ce qui va arriver tout en sachant que je suis aussi précise que meteo france qui annonce de la pluie à la place du soleil, je vais simplement me contenter d'un long long merci et d'un petit article à suivre pour ceux qui m'ont apporté de jolies choses ces derniers temps.
Je vous donne rendez-vous dans peu
de temps sur Never-Ending Story.
Un épilogue d'I Want to Save you arrivera dans peu
de temps, avant ou après la première mise à
jour d'NES, je n'en ai aucune idée. Mais il arrivera
malgré tout et se situera quatorze ans après la fin
de l'histoire.


pour les huits beaux mois que nous avons passés avec ton histoire et toi, pour l'émotion que tu nous a procurée, pour notre admiration devant tes écrits magnifiques... merci de nous avoir fait partager cette fabuleuse histoire, que je suis pas prête d'oublier, tant elle m'a marqué ! j'te fais des gros bisous et te dis à bientot !! 

Gwen
lun 28 jui 2008 14:51