Il y a des jours comme cela, des jours
où il faut tout stopper, l'espace d'un instant pour
comprendre, et peut-être guerrir.
Il existe des dates que l'on ne peut pas
oublier pendant que d'autres n'y pense plus. Mais on évite
le sujet, on ne veut pas se le faire rappeler, alors il reste
bloqué et caché au fond de nous.
Personne ne peut savoir ce qu'il
représente, personne ne peut savoir ce qu'il fait ressortir
comme douleur.
Si Ronan venait à comprendre les tracas
d'Axel, celui-ci sentirait sa peau s'arracher tellement il ne
voudrait pas être comprit. Il était suffisament grand
pour souffrir seul, le mécanisme de la mélancolie lui
était connu. Et Ronan ne devait pas s'en mêler.
- Si je ne pars pas
maintenant, je le regrêttrai sans doute plus
tard.
Vite, une pause. Un break. Un
renouvellement.
- Dans ce cas, je te laisse
Axel... soupira Ronan, comprennant, bien trop tard ce que
voulait dire son ami.




