Quelques mois après son excursion, Axel est rentré chez lui, dans son petit appartement miteux, en compagnie de son ordinateur. Le soir où il est rentré, il a découvert une lettre posé sur son lit, une lettre avec une écriture qui lui était connue, ainsi que le parfum, c’était de Katie. En lisant ses mots, il se souvena soudain de leur rencontre, lorsqu’en plein cours d’histoire de l’art, elle s’était assise à côté de lui et avait commencé à marquer quelques mots avec cette écriture douce et ronde.
Dans ce mot, les éléments semblaient sortir de la réalité, en effet, elle lui demandait de courir la voire le jour où il rentrerait, qu’il fasse jour ou nuit, qu’il le veuilles ou non, c’était une urgence primordiale… Cette lettre était datée de sept mois… sept longs mois qu’elle attendait qu’il vienne. Sans trop savoir pourquoi, il s’était précipité pour aller lui parler, elle logeait dans l’appartement juste en face de chez lui. Et lorsqu’elle ouvrit, qu’il vit son petit visage blond, une chose l’interpella, une chose à laquelle il ne s’était pas attendu : un ventre rond, très rond qui semblait contenir de la vie. Et là, Axel comprit : Katie allait avoir un enfant. Un enfant, et qui plus est, de lui.
Son erreur le frappa en pleine tête, résigné, il lui hurla tout d’abord dessus, choqué de voir qu’elle était enceinte, choqué qu’elle ait eu confiance en lui et qu’elle ait désiré de cette vie qui grandissait en elle. Puis, à force de s’emporter, il a réagit : tout était de sa faute, à lui seul. S’il avait été près d’elle, alors, il aurait eu le droit de choisir, mais l’absent a et aura toujours tort. C’était ainsi. Ses larmes dégringolèrent de ses yeux sans qu’il ne puisse les contenir, c’était si limpide, si logique, elles sortaient toutes seules, et roulaient sur ses joues à lui en faire perdre la tête.
Un père, il allait devenir père. Le père de la petite Maria Campbell qui naîtra deux mois plus tard, légèrement en retard sur sa date.



















