201 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 02 mars 2008 13:30

 

 

Et puis Erwan est un homme si sincère, si touchant. Il a tout ce qu’il lui faut pour être un père parfait et un mari magnifique. Il a souvent raison et sait ce qui est bien pour l’avenir.

Katie se devait de partir, c’était sa dernière chance. Une chance comme une survie.

Tant pis si Axel Campbell en souffre, Maria n’en saura jamais rien.

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202 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 02 mars 2008 17:18

 

 

A l’étage inférieur, l’ambiance était tout autre, un jeu de lutte avait fait ses preuves durant l’espace de quelques minutes. Un jeu de lutte amusant, amoureux. Une lutte peut-être bien plus puissante pour l’un des deux protagonistes.

Quand notre monde ne tourne autour que d’un seul être, il en devient difficile de parvenir à en aimer un autre. Et bien sûr, lorsqu’on y parvient, on peut s’empêcher d’identifier le nouveau comme étant un dédoublement de l’ancien. Un peu comme un ustensile abimé que l’on croit pouvoir changer.

Et c’est ainsi que l’on fait le mal.

_ T’as perdu ! s’exclama Ronan en riant, penché au-dessus de Sergueï

_ Tu crois ça peut-être ? répondit celui-ci avec un grand sourire.

Un grand sourire…

 


_ Je t’ai laissé gagner beau brun, ne crois pas que tu puisses êtres au-dessus de moi si facilement !

 

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203 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 02 mars 2008 18:03

 

 

_ Pourtant, c’est bien moi qui t’ais vaincu par K.O !

_ Profites-en, je n’aime pas perdre, on ne sait jamais ce que je pourrais te faire.

_ Oh ? Tu oserais faire du mal à ton partenaire…

_ Sexuel, partenaire sexuel, Ronan,
coupa Sergueï sans cesser de rire gentiment.

Il lui caressa délicatement la joue, sans aucun espoir approximatif. L’amour est un jeu mortel auquel il ne se laissera jamais prendre. Sergueï n’aime que son reflet, mais uniquement lorsque le miroir est brisé, son image est alors plus logique de sens à son goût. Ronan est peut-être parfait, mais jamais il ne pourra lui confier son cœur, se serait comme avouer une faiblesse. Serait-il faible ?
A cette pensée, il préféra détourner les yeux de son imagination et les plonger dans ceux de Ronan. Nettement plus grands et donnant sur une âme.

 

 

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204 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 02 mars 2008 18:07

 

 

Une seconde plus tard, Ronan aida Sergueï à se redresser. Une fois debout tout les deux, ils ne purent s’empêcher de se dévorer mutuellement, ce n’était même pas de l’amour… Simplement de l’hypocrisie. Ils ne s’en rendaient pas compte, mais leur comportement le prouvait avec élégance : personne n’était au courant de cette liaison qu’ils entretenaient depuis quelques mois.

Ils avaient sans doute honte l’un de l’autre, et se contentaient à eux-seul de tout les caprices que le corps réclamait. Ils étaient malheureux.

 



_ Tu es magnifique, tu le savais ? demanda Ronan en se détachant légèrement de son amant.

_ Je crois oui.

Il détestait toutes ses petites phrases amoureuses que lui lançait souvent ce garçon aux facettes écrasées. Après tout, s’il ne l’aimait pas, pourquoi faisait-il se genre de geste affectueux ?
Comme cette manière qu’il avait de lui caresser les cheveux, les remontant entre ses doigts pour mieux ressentir la puissance de ses sens. Tout comme lorsqu’il aspirait son odeur, pour mieux la mémoriser et en faire une sensation unique.

Ridicule.

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205 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 02 mars 2008 18:11

 

Au moment où ils se séparèrent de leur étreinte, la porte de l’appartement de Ronan s’ouvrit à la volée faisant entrer une personne fort bien connue dans le couloir.

 


Kerrick Stewart était de retour, pour combien de temps ? Seuls les médias avaient le courage de le deviner.

_ Bonsoir ! déclara-t-il tout sourire en arrivant, que fait mon meilleur ami chez mon frère à une heure pareille ?

_ Je pourrais te retourner la question sale rouquin !

 



Immédiatement après, Sergueï se retourna sur Ronan en lui murmurant avec délicatesse :

_ Le cul qu’on a… Une minute plus tôt et il grillait nos ébats sexuels.

_ Parles pour toi, j’ai pas un gros cul moi.

_ Va te faire mettre Ronan.

_ Demain soir je suis libre normalement… chéri.


Comme se le disait Sergueï quelques minutes plus tard, tout était tellement ridicule, tellement abstrait et lourd de bêtise.

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