245 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 19 mars 2008 16:15

 

Qu’il frappait jusqu’à ce que les cris désespérés qui lui rappelaient tant de souvenirs lui parviennent aux oreilles. C’était Ronan.

 



Et j’aurais craché sur quiconque t’aurais blessé. J’aurais juré sur les plus puissants rien que pour te sauver une nouvelle fois. Rien que pour toi. Je voulais te sauver.
Mais dans ton immondice de haine, tu as détruit ta seule chance de soupirer à nouveaux sur les craintes qui se seraient mieux vécus à deux. Tu avais frôlé le drame, et aujourd’hui, tu t’es confondu avec.

Aucune chance de revenir en arrière, il ne te reste plus que l’espoir de voir ton espérance de vie s’éteindre plus rapidement que celle des autres. La lassitude de ta solitude. Tu seras vide.

 



_ Oh mon Dieu ! Mais qu’est-ce qu’il m’arrive !! hurla Axel tout en s’effondrant aux pieds de Ronan. Je suis seul… Je suis totalement seul…

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246 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 19 mars 2008 16:18

 

 

Le regard haineux, Ronan détailla ce garçon qu’il ne reconnaissait plus, il était étendu devant lui, pleurant le reste de sa rage, le reste de sa connerie. Il l’écouta sangloter quelques instants, puis, le sang qui s’échappait de son nez lui rappela une vérité :

_ Tu as raison Axel, tu es seul.

 



Glacialement, il quitta les lieux, ne souhaitant plus jamais revoir cet être sans vie qui se relevait à peine pour essayer de le retenir. Mais c’était trop tard. La porte claque dans un bruit sourd.

Et Axel serait à jamais seul avec sa souffrance et ses regrets ignobles lui détruisant à petit feu son âme.

 



La fin est un temps qui approche.

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247 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 19 mars 2008 17:51

 

 

En fin de soirée, chez les An Organic, l’ambiance était tout autre. Bien que très lourde et fausse, l’amour semblait rayonner autour d’un couple en faille. Ils s’étaient tranquillement installés sur le canapé pour savourer un bon film fraichement loué.

Tout deux ne semblaient pas si différents de l’ordinaire. Lorsqu’on les voyait, on ne s’imaginait pas à quel point leur situation était en péril. Malgré tout, même pour Amanda, être aveugle suffisait amplement. Elle savourait chaque secondes passées au côté de cet homme qu’elle aime tant.

 



_ Ca va mon amour ? demanda-t-il calmement.

_ Oui… Je déguste simplement ton visage. Tu es tellement beau.

_ Merci,
répondit-il sur un ton ennuyé.

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248 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 19 mars 2008 17:55

 

 

Eliam avait tellement honte de lui parler et de devoir affronter son regard, qu’il préféra l’embrasser avec passion. Il ne savait même plus s’il éprouvait de quelconques sentiments pour elle. Il y a encore quelques semaines, il aurait répondu que oui, et que cette période n’était qu’éphémère, mais le destin s’acharnait à lui prouver que non. Il n’aimait plus Amanda.

Ils s’embrassèrent ainsi de longues et longues minutes. Cachant ainsi leur conscience dans le modèle parfait d’un amour trafiqué. Finalement, il existait deux sens à l’amour aveugle, le premier appartenait à la passion et le second au mensonge. Qu’allait-il advenir d’une histoire si cassée ? Personne n’osait se le demander, mais tous savaient dans le fond qu’une erreur fatale surviendrait un jour ou l’autre.

 

 

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249 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 19 mars 2008 17:59

 

 

Tricheur.

Aline débarqua dans le salon, la pression de cette vue lui donnant envie de vomir. Il trichait plus que de raisons sur ses sentiments. Jamais elle n’aurait cru Eliam capable de jouer ainsi. L’ivresse de la chance l’a rendu totalement fou.

_ Le repas est près, notre cuisinière y a mit tout son cœur, alors bon, si vous voulez bien vous déplacer jusqu’à la nourriture nettement plus appétissante que ce que vous faites.

_ Oh ! Aline !
s’exclama de surprise Eliam. Qu’est-ce que tu fais ici ?

_ Je suis encore chez moi à ce que je sais.

_ Oui…

_ Bon, vous vous dépêchez !

_ J’arrive tout de suite, promis,
ria légèrement Eliam.

 



_ J’avais oublié à quel point tes promesses étaient sincères.


Le jeune homme encaissa sans rien dire, après tout, il était légitime de sa part de lui envoyer un pique glacial en pleine tête. Il lui pardonnerait tout. Tout.

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