285 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 06 avril 2008 23:36

 

 

Des drames humains, il y en a chaque jour que l'Homme vit.
Mais pour beaucoup, ces drames n'arrivent jamais pour soi, jusqu'au jour où l'on se retrouve confronté à cela. Et où l'application d'un sentiment de perte se fait ressentir. Et bien sûr, il est totalement différent que ce que l'on aurait pu imaginer. Bien plus puissant. Bien plus terrifiant et cruel.

La mort est une surprise pour tous, elle ne se manifeste jamais comme on l'aurait cru ou même attendu. Et parfois, elle arrache la vie à des gens qui s'y accrochaient comme si leur âme en dépendait. Elle les emmène loin, leur donnant un rôle impuissant. Et ceux qui reste, ils n'ont plus que leurs yeux pour pleurer et leur bouche pour se lamenter.

C'est une épreuve de tout temps. Une épreuve difficile à passer. Parfois, on l'a réussi et d'autres fois...

 



D'autres fois, c'est une vérité insurmontable.

Que devient un frère lorsqu'on lui retire la seule personne qu'il aimait ?
Peut-être s'effondre-t-il, hurle-t-il pour qu'on lui détruise la vie puisque le coeur n'est déjà plus. Peut-être veut-il se tirer une balle dans la tête pour assassiner sa conscience et n'en faire qu'un déchet. Peut-être se considére-t-il comme un déchet de lui-même ?
Une lamentable loque qui ne sera plus capable de rien, qui ne sait même plus si elle a un jour été heureuse. Et si dans quelques milliards d'années lumières, une échelle tombera dans cet immense trou pour lui murmurer un "remonte, il fait plus chaud en haut"...

Remonter alors qu'un morceau de son être est parti rejoindre les anges.
Ce n'est pas juste.

C'est immonde.

 

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286 (Histoire (partie deux)) posté le lundi 07 avril 2008 12:31

 

Impossible de publier la maj. Aucun article ne s'affiche sur le blog et je ne sais pas du tout ce que JV de merde me fait ! è____é ... (apparemment, un de mes articles est publié et supprimé en même temps!)

 

 

Tous réunis dans un lieu maudit, inutile d'en décrire les minutes. Elles se répètent toutes dans une même boucle de misère.
Le temps est comme condamné à tourner, à cause d'une réalité grotesque et pathétique. Coincé dans un cercle écoeurant, sans issues. Sans rien.

Le seul moyen d'en sortir, se serait d'en chuter et d'en chuter encore. Pour finir dans les ténèbres. Parce qu'après tout, si cette douleur n'est pas la plus puissante qu'il puisse exister, et bien, il suffit de se laisser tomber dans les enfers. C'est le prix à payer quand on a plus rien à perdre. Le prix d'un espoir auquel on ne croit plus.

 

Lancez : Jeff Buckley - Hallelujah

 



Parmi eux, un seul parvient encore à se tenir debout et à ouvrir la bouche. Sans doute un ami sincère, un être qui s'est dit qu'il n'y avait plus rien à faire désormais. Sa vie était un calvaire. Alors autant terminé sur une vision paisible et douce, sans retranscrire les sentiments les plus enfuis et les plus violents.

Chanter en hommage à celui qui n'est plus et inscrire son âme dans les mémoires.

Les gens sont en deuil aujourd'hui, et eux, ils ne sont plus pour le moment.

 

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287 (Histoire (partie deux)) posté le lundi 07 avril 2008 12:54

 

 

Vivante et piègée.
Brisé et divisisé.
Cassée et amoindrie.

Et c'est ainsi qu'on se dit qu'on a vraiment pas de chance. Aussi petit que nous sommes, grandes sont les déceptions.

Et Axel qui parvient à chanter et à faire passer des émotions.
Et Ronan qui se vide à la vitesse des notes de musiques.
Et Sergueï qui ne conçoit même plus s'il est ici ou ailleurs.
Ils sont tous paumés et flingués. Assassinés par une réalité tranchante.

 


C'est donc comme cela que le monde s'écroule ?

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288 (Histoire (partie deux)) posté le lundi 07 avril 2008 13:58

 

 

Axel a enfin terminé de chanter et de torturer les gens. Il part rejoindre sa place, au troisième rang, recaler comme un indigne. Les yeux de Ronan ne se sont même pas tourné vers lui. C'était comme s'il avait été invisible. Invisible.

Le maître de la cérémonie se lève enfin pour faire face à cette assemblée de déserteurs du bonheur. Il remercie Axel de cette magnifique chanson, et assure sans véritablement le savoir que Kerrick l'a sans doute entendu de là où il est, puis il commence à déclamer toutes ces paroles qui ne semblent plus toucher Ronan depuis fort bien longtemps.

 



Kerrick... victime d'un malheureux drame, d'une erreur terrifiante et d'un massacre qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Mais le destin, ou ce que l'Homme a choisi de nommer "Dieu" en a décidé ainsi, et il faut se redresser, sourire en son souvenir et se dire qu'il sera toujours là. L'éternel n'est pas loin, une vie est courte, il en a profité et demain, il sera de nouveau présent. Ce n'est qu'un au-revoir dit-on. Mais un au-revoir un peu trop brutal et cruel.

Il y a une semaine, personne n'aurait pu imaginer être assis ici. Face au cercueil vide et en imaginant le corps jeune et glacial qui se cache à l'intérieur.

 


Et son visage apparaît dans les mémoires brisées.

 

JV rame de trop. J'me stoppe là.
C'est un calvaire, les pages sautent à chaque fois et j'dois redemarrer firefox.
J'perds toutes mes pages et en plus de ça, ça m'éneve et me bloque dans mon texte.
Peut-être à ce soir si JV remarche ! T___T
En plein sur ZE maj que j'attendais depuis longtemps... *frustrée*

 

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289 (Histoire (partie deux)) posté le lundi 07 avril 2008 17:59

 

 

Ronan, ne tenant plus face aux différents mots lui rappelant que son petit frère est mort préfèra se lever et quitter les lieux. Il ne voulait pas y croire. A ses yeux, c'était en contre-sens avec son avenir.

Il monta lourdement les marches de cette maudite maison funèraire pour aller... nulle part sans doute. Il ne savait plus ce qu'il faisait ni ce qu'il voyait. S'il avait été aveugle, il aurait sans doute mieux distingué les coutours de son décor réel... contrairement aux yeux, le corps ne pleure et pas et peut toujours nous guider sur les chemins à emprunter.


Ce liquide de névrose n'est que le reflet de son âme assassinée ce jour là.

 



Au rez-de-chaussée, quelques personnes ont commencé à s'inquièter pour le jeune Ronan. Tous jugent nécessaires de le laisser tranquille. Au fond de la salle, Cassidy est assise, elle ne sait pas tellement ce qu'elle fait ici, elle a été abandonné par cet Univers il y a bien trop longtemps. Mais pour Axel, elle supporte la vue d'Aline juste devant elle sans émettre un seul son. Une véritable prouesse morale.

Le jeune homme, perturbé par la disparition de celui qui était son meilleur ami à une époque se retourne sur Cassidy le regard peiné. Celle-ci lui fait signe de monter rejoindre Ronan. C'était la réponse qu'il attendait et qu'il voulait entendre.

 



Lentement et en tremblant, il prit le même chemin que Ronan. Sans en voir la fin, il se lança à la poursuite d'un misèreux. De toute manière, il ne pouvait pas descendre plus bas. Peu importe ce qu'ils se diront. Axel était fini depuis bien trop longtemps.

 

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