309 (Histoire (partie deux)) posté le mercredi 16 avril 2008 20:10

 

 

 

Il se détacha un peu de Sergueï et lui jeta un regard oblique. Celui-ci réagit bizarrement, ne comprennant pas ce qu'il pouvait se passer, pourquoi Ronan, son Ronan se comportait ainsi. Bien sûr, depuis le décés de Kerrick, il avait des sautes d'humeurs assez effarants, mais cette fois-ci, c'était vraiment ambigue.

_ Sergueï... Je vais te laisser quelques heures, il faut que j'aille faire un tour... seul.

_ J'en étais sûr... Qu'est-ce qui s'est passé avec l'autre enfoiré pour que tu penses à lui comme ça ? Depuis que tu l'as revu, t'as des airs de gobe-poisson, et ça me vexe.

_ Pourquoi je penserais à Axel d'abord ?

Sergueï se décalla totalement de Ronan et se tapa le front avec la paume de sa main. Il était exaspéré par le comportement ridicule de son petit ami.

_ J'avais raison... Tu penses à ce sale batard qui...

_ Laisses tomber Sergueï, c'est trop compliqué pour toi.

 



Le rouquin croisa les bras et fixa intensément Ronan, il ne supportait pas de le voir penser à Axel, ce sale type qu'il avait eu du mal à retirer des maux de son amant, et d'anéantir totalement de leur vie pour pouvoir avoir plein pouvoir sur les deux frères.

_ C'est bon Ron, vas-y, casse-toi. De toute façon, je sais que tu seras déçu, alors je t'attends ici jusqu'à ce que tu reviennes en pleurant et que tu te prouves à nouveau que j'ai raison.

 

Suite demain, j'dois miam et regarder le Dr. House {#}
Que va-t-il se passer d'après vous ?
Truc horrible ou pas truc horrible ?
Bisou {#}

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310 (Histoire (partie deux)) posté le jeudi 17 avril 2008 23:04

 

 

Acoudé à un bar, parce qu'il n'avait plus rien à perdre depuis quelques temps, Axel ruminait seul sur tout ce qu'il avait pu vivre. Entre le décés de l'amour de sa vie, ses déboirs amoureux, sa réconciliation étrange avec sa soeur, le pseudo enlevement de sa fille et maintenant, la mort de Kerrick. Rien n'allait plus pour lui, il se sentait tellement poisseux que plus rien ne pouvait l'étonner désormais. Il était à la limite de parier sur les prochaines tuiles qui lui tomberaient sur la tête. Il n'avait plus rien à perdre à par le petit fil d'espoir qui l'avait envahit.

Envahit à cause de Ronan. Autant il était touché qu'il l'ait rattrapé comme à l'époque où il manquait de s'écrouler au sol pour ne plus se relever, autant, cela le perturbait de revoir un ami en lui. De revoir tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Le bon comme le mauvais. Il tennait vraiment à Ronan et il souffrait de savoir que leur proximité était très fragile.

 

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311 (Histoire (partie deux)) posté le jeudi 17 avril 2008 23:09

 

 

On peut rester des dizaines d'années sans ouvrir les yeux sur ce qui compte le plus pour nous ou ce que l'on croyait important dans notre vie. Un amour, une soeur, un proche... Parfois, on s'attache aux mauvaises personnes et cela nous détruit bien plus que de raison. Et Axel avait le sentiment de ne pas avoir donner assez d'amour à ceux qui le méritaient vraiment. Mais d'un autre côté, il voudrait goûter de nouveau à une chose plus belle, se donner une chance de ne plus sombrer à ce point. Il avait besoin d'une lueur, d'une main ou simplement de l'une de ces images métaphoriques travaillées machinalement par les Hommes.

 



Alors qu'il songeait à l'état déplorable de son existance et des bienfaits qu'il voudrait lui apporter, une jeune femme rousse et totalement éméchée apparut dans le bar en titubant. Sur le coup, Axel ne l'avait pas remarqué, mais lorsqu'elle s'avança vers lui avec les joues rosies et une voix mâchée, il soupira de frustration, et Amanda lui adressa la parole :

_ Quel poisse...! Les Campbell, vous êtes comme les trains, quand on pense qu'on se débarasse du premier, un deuxième nous tombe sur la gueule...! dit-elle en s'asseyant à côté du châtain.

_ Dans l'état que tu es Amanda... Qu'est-ce qui est arrivé à tes cheveux et à ta sobriété ?

_ D'une, je suis absolument, totalement, parfaitement sobre... J'ai juste bu quelques goûtes Campbell... Et de deux, j'les ai coupé parce qu'ils me dégoûtaient !

_ Okay...

 

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312 (Histoire (partie deux)) posté le jeudi 17 avril 2008 23:15

 

 

_ Et toi, qu'est-ce que tu viens foutre dans un bar tout seul ? Nan mais franchement, t'as ta soeur maintenant comme soutient... Et quel magnifique soutient ! On ne fait pas mieux ! Elle a le don pour te sourire par devant et t'enculer profond par derrière !! Alors, qu'est-ce que tu fous tout seul ?

Axel leva les yeux au ciel, exaspéré par la situation. Lui qui voulait simplement s'isoler pour remettre en place son cerveau totalement névrosé, il se retrouvait face à une Amanda, parfait symbole du problème en sur-dosage. Génial.

_ Qu'est-ce qu'elle t'as encore fait ?

_ Oh...! Rien, rien, rien, mais alors rien du tout ! Elle a juste couché avec mon mari ! Et ils se sont ligués amoureusement contre moi !

_ Je crois que j'ai besoin d'un autre verre... répondit-il en attrapant un nouveau cocktail au curaçao.

 


Et dire qu'il avait renoué contact avec elle parce qu'elle semblait être dans une vie stable. Formidable, il pensait se retrouver dans une nouvelle chance et en fait, il avait remit les pieds dans une galère ridicule.

Amanda qui était totalement sous les effets de diverses boissons semblait pitoyable, mais au moins, aux yeux d'Axel, elle avait tout de même trouvé la puissance de ne pas avoir l'alcool triste, chose qui était une prouesse étant donné la situation. Mais pour combien de temps resterait-elle ironique à sa rupture dont elle ne se rend probablement pas encore compte ? Combien de temps va-t-elle mettre pour comprendre que l'homme de sa vie vient de mettre fin à leur mariage pour une autre femme ?

 

C'est trop con.

 

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313 (Histoire (partie deux)) posté le vendredi 18 avril 2008 00:00

 

 

T'es conne la vie. A trop faire souffrir pour un rien. A toujours mettre sur notre chemin des atrocités puérils qui nous détruisent bien plus la vie que si une catastrophe nous punissait de notre connerie humaine.

It's a wild world... Et c'est plutôt bien trouvé.

Infecte dépaysage d'une vie passé dans un cauchemardesque souvenir du bonheur. C'était bien mieux quand nous étions deux. Je me souviens encore de ton odeur, de ta peau et de ce regard qui me donnait envire de vivre. A cette époque où nous étions ensemble, j'avais peur de mourir, et aujourd'hui, que reste-t-il de moi ? J'ai l'âme plongé dans une décheterie de douleur.
Et je t'aime, je t'aime, je t'aime encore. Tout ça parce que je n'ai toujours pas un esprit lucide qui pourrait m'aider à t'oublier et me dire que tu as tout détruit de nous deux, et de moi, surtout.

Sur ce chemin malsain que je me suis construit, sur la déchéance qui s'étale sur ma consience, toi, tu ne vois rien. Tu restes ignorant et vivant.

Nous sommes trop différents.

 

 

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