319 (Histoire (partie deux)) posté le vendredi 18 avril 2008 22:27

 

 

C'était plus simple de repartir...
Assister à la tentation pour le Très-Bas n'était pas glorieux. Autant garder ses ailes tant qu'elles brillent encore.

"Je suis déçu d'être aller dans ce bar qui nous était si précieux lorsque nous étions encore proches. C'est idiot, j'ai cru que nous allions peut-être nous rapprocher à nouveau, mais en fait, ce n'était que l'espoir de mes illusions parfaites.

J'aurais aimé te revoir dans tes conditions un peu plus humaine et consciente. Mais en fait, comme à l'ordinaire, tes yeux n'ont pas était réciproques aux miens. Ils se sont contentés d'obéir à ton cerveau qui ne te dictait pas ma présence.

Nous sommes faibles à deux.

Et encore plus depuis la mort."

 

Juste pour vous dire que la maj n'est pas achevée
Je dois écrire une scène que j'ai du mal à faire,
je suis pas à l'aise avec, et comme j'ai du boulot (lycée),
elle ne sera dispo que demain (pour peut-être que 4 articles XD).
Merci pour tout vos comm's !
Bisous !

 

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320 (Histoire (partie deux)) posté le mardi 22 avril 2008 20:34

 

 

Cela faisait maintenant trois bonnes heures que Sergueï attendait sagement que Ronan rentre et lui prouve une nouvelle fois qu'il avait raison par rapport à toute sa vie. C'était un peu ridicule, mais il avait le sentiment de pouvoir régner et savoir tout sur ce qui pouvait attendre et atteindre son brun favoris. Mais comme ils passaient actuellement des moments vraiment difficiles depuis le décés de Kerrick, Sergueï préfèrait laisser son petit ami faire ses propres expériences. De toute manière, il avait toujours eu besoin de voir les choses par lui-même, alors, autant laisser le temps courir. L'avenir dira ce qu'il en est de l'état de Ronan.

Bien sûr, Sergueï devait se faire violence pour tolérer l'injuste comportement libéral de son petit ami. Il avait peur qu'il détruise son plan. Un plan tout à fait ignoble humainement mais qui devrait soulager ce qu'il reste de Ronan. La mort de Kerrick était une terrible erreur, mais le rouquin savait parfaitement qu'il la réparerait dans peu de temps, il allait savourer sa haine au plus haut. Et il savait très bien qu'il aurait l'aide d'une personne particulière dans sa vie.

En attendant, il était toujours assis au sol, il n'était pas tellement patient de nature, mais parfois, il mettait ses défauts de côté et jugeait nécessaire de rester de marbre face aux aléas nombreux de la vie. Il en avait fait son slogan. Le calme était toujours gagnant. Même s'il était une pourriture qui provoquait le mal, il savait se protéger et ressentait malgré tout les douleurs qui se propageaient sur les chemins d'un homme. Il n'était pas con, juste manipulateur.

Alors qu'il luttait contre son envie de quitter les lieux et de remettre au lendemain sa victoire certaine, la porte d'entrée de l'appartement de Ronan s'ouvrit discrétement. C'était la douceur du jeune brun qui fit comprendre à Sergueï qu'il était de retour. Ce garçon était vraiment trop tendre, il était facilement repérable.

 

 

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321 (Histoire (partie deux)) posté le mardi 22 avril 2008 21:02

 

 

Lorsqu'il arriva non loin de Sergueï, Ronan eu une mine vraiment déplorable qui démasqua immédiatement son malsaise. Il avait encore eu tort et cela se lisait dans son expression. Au départ, il n'osait pas dire un seul moment, avouer que son amant avait une nouvelle fois comprit la réalité avant lui le rendait malade. Comment faisait-il pour toujours tout deviner ? Il n'était donc pas capable de savoir par lui-même ? C'était vraiment ridicule.

Il fixa alors Sergueï qui faisait en sorte d'ignorer sa présence. Celui qui devait parler en premier, ce n'était certainement pas lui. Le brun avait nettement plus de choses à se "repprocher", bien que le terme soit très mal choisi dans cette situation. Disons que par principe, c'était à lui d'avouer son idiotie. Le roux n'était pas dupe, il avait parfaitement conscience que s'il n'y avait pas eu une quelconque déception encore inconnue, Ronan aurait sombré de nouveau et serait retombé fou amoureux d'Axel Campbell. Et cela aurait été une belle connerie, surtout en ce moment. Axel n'avait pas des capacités suffisante pour trouver les mots qui plaisaient à Ronan et il l'aurait achevé avant même de pouvoir se rendre compte de ce qu'il est. Un pauvre bas d'esprit.

Ronan soupira avec bruit, et se forca enfin à parler :

_ Excuses-moi Sergueï, tu avais raison.

 



_ Oh ! Tu es rentré Ronan, je ne t'avais pas v...
commença à ironiser le jeune homme.

_ Te fous pas de moi... pas ce soir, s'il te plaît...


Sergueï détourna les yeux et se remit rapidement en cause. La tendance venait de s'inverser légèrement, pour cela, Ronan avait raison. Il n'avait pas à se montrer sarcastique avec lui, il souffrait et n'avait pas besoin de problèmes supplémentaires, surtout de sa part, lui qui connaissait une immense partie de ses déchirements intérieurs.

_ Oui, désolé Ron... avoua-t-il en se relevant et se dirigeant d'un pas doux vers son amant.

 

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322 (Histoire (partie deux)) posté le mardi 22 avril 2008 21:44

 

 

_ J'ai l'impression que rien ne s'arrangera jamais dans ma vie... préssenti Ronan avec un regard si peiné que Sergueï se mit à redouter une nouvelle crise d'angoisse de son petit ami.

_ Ecoutes, il faut que...

_ La-fermes Sergueï... Je t'aime espèce de con...


Il l'avait dit d'une manière tellement froide, une manière qui lui ressemblait lorsqu'il s'agissait de se déclarer ouvertement et réellement. Le rouquin ouvrit sa bouche, ébahit par ce qu'il venait d'entendre. C'était tellement logique, mais tellement surprennant qu'il lui dise ainsi, ce soir, alors que rien n'était au mieux dans leur histoire de possession affective. Quoique, à y réfléchir, c'était peut-être un simple après-coup d'avoir eu tort. Il ne savait pas ce qu'il s'était passer avec Axel, mais à y voir de plus près, ce que Ronan venait de dire ne sonner pas pour lui, mais pour un autre homme.

On choisi toujours les plus aveugles, c'est bien connus. Ceux qui se lassent facilement. Ceux qui trompent et insultent physiquement leur réciproque. Ceux qui mettent facilement fin au bonheur de leur conjoint. Les plus fous, les moins espèrants. Et c'était exactement le cas de Ronan, il allait sans doute choisi d'aimer un faible plutôt qu'un sale calculateur qui se posait de plus en plus de questions sur ce qu'il devenait. C'était véritablement logique.

 



_ C'est ça, ouai... soupira Srgueï en allant blottir son amant dans ses bras.

Il n'allait pas bien, c'est tout. Simplement des paroles en l'air. Son amour d'une étreinte temporellement diminuée ne durerait qu'un temps, un jour, il serait lui aussi l'un de ces faibles qui se lassent et qui abandonnent en bon chemin.

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323 (Histoire (partie deux)) posté le mardi 22 avril 2008 22:26

Ronan s'aggripa de toutes ses forces au corps de Sergueï. C'était comme s'il sentait le monde céder sous son poids, comme s'il allait tomber plus bas que ce que la terre daigne supporter. Il ne voulait pas ça, même si le troc de sa conscience avec le vide était intéressant, il savait qu'au fond, Kerrick serait déçu s'il lâchait prise sur la bataille que se livraient sa survie et sa souffrance. Alors, il voulait qu'on le porte. Qu'on soulève son insupportable réalité pour la souder à un summum apaisant. Il n'y avait que ça.

Decoller vers l'Ailleurs. Juste le temps d'une seconde.

 



_ Fais-moi l'amour... s'il te plaît...
murmura Ronan, le ton de sa voix se brisant sur ses remords douloureux.

Sans attendre un mot de plus, ni laisser une seule pensée au beau brun, Sergueï le souleva légèrement du sol pour pouvoir l'embrasser délicatement. Il savait parfaitement que c'était probablement l'un des derniers moyens pour guerir quelque peu l'âme meurtrie de ce jeune homme qui se souvenait de chaque secondes de son passé. Il était hanté, et peut-être que sa bouche, ses mains, son corps serait capable de chasser les démons et chimères de Ronan.

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