337 (et non 237... j'ai zappé une centaine moi XD) (Histoire (partie deux)) posté le samedi 10 mai 2008 12:52

Un peu plus tard dans l'après-midi. Quand le machiavélisme dévastant l'âme d'un garçon rencontre les intentions cruels d'un homme violent, l'heure d'un funèbre moment marque son départ. Le sablier est retourné, il ne manque plus que les rouages d'une horloge se mettent en route et le tout pourrait enfin débuter.

Ross Stewart, père ayant assassiné son fils, est enfin de retour dans sa maison. Il a quitté les barreaux de sa prison il y a quelques jours et a immédiatement retrouvé son emploi. L'homicide de son fils s'est effacé de ses mains, il a été jugé innocent. Une simple défense d'après lui. Une simple violence d'après d'autres. Mais quoi qu'il en soit, il est désormais aussi libre que n'importe quel homme. Aussi libre qu'un acteur de haut niveau.

 



Alors que Ross voulait se reposer avec un bon roman de ces heures de travail difficiles avec une presse cherchant le moindre cliché de l'homme accusé du meurtre de son fils, la sonnette de la maison tristement vide de tout bonheur résonna. Grimançant, l'homme aux cheveux roux avait prit l'initiative d'ignorer cet appel, sans compter sur l'insistance de son futur interlocuteur.

D'un pas lourd et grossier, il partit en direction de l'entrée. Il se demandait qui pouvait être cet intru, si c'était encore un journaliste, il allait sans doute perdre son sang froid, malgré les recommandations de son avocat et de son psychologue qui lui avaient ordonné de rester calme, dans n'importe quelles situations possibles.

 


Tout en arrivant devant la porte, le choc fut assez flagrant. Dans toutes les suppositions qu'il avait fait parcourir à son cerveau, jamais il n'aurait pu imaginer que ce garçon serait son visiteur. Que pouvait bien lui vouloir Sergueï Kelton ?

lien permanent

338 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 10 mai 2008 12:59

 

 

Ce sale môme, que faisait-il ici, devant lui à attendre sagement que la porte s'ouvre ?
S'il ne connaissait pas Sergueï, il prendrait ce comportement comme un geste amical de soutient dans la lourde épreuve d'avoir perdu son unique enfant de sang. Mais hélas, ce jeune rouquin était le meilleur ami de Kerrick. Il ne savait donc pas comment prendre sa venue. Bien sûr, il avait toujours trouvé que Sergueï était un tricheur, que quelque chose clochait dans son comportement, il semblait bien trop parfait. Déjà son rapprochement avec eux était vraiment incompréhensible. Cette venue n'était donc pas commune. Ce n'était pas un moment anodin, si Sergueï était là, c'était pour une raison précise.

Et Ross connaissait bien ce garçon, il l'avait eu dans son prestigieux lycée dés la seconde et l'avait d'ailleurs encore cette année. Il avait souvent entendu parlé de son caractère très peu accessible ainsi que de ses résultats un peu trop complet de réussite. Dans sa première année, Sergueï avait été maître de manipulations à peine croyables, il parvenait à monter des mutineries sous les yeux des professeurs sans qu'ils en aient conscience. Et la seule chose qui l'intéressait là-dedans, c'était de surveiller les réactions des diverses parties afin de faire un rassemblement des caractères, comme s'il étudiait une fourmilière. Sergueï était glacial et effrayant. Personne n'avait osé s'en approcher. Les seuls fous qui s'était blotti dans son amitié étaient Kerrick et Ronan. Un comportement honteux aux yeux de Ross.

Tout en se remmettant de ses émotions de surprises, Mr. Stewart adressa enfin la parole à au jeune Kelton :

_ Qu'est-ce qui t'ammène ici Sergueï ?

 



_ Juste pour vous offrir mon soutient devant la perte de votre fils,
il marqua une pause dans ses mots, sans doute trop difficiles à souffler, je sais à quel point cela doit être dur, c'était mon ami... soupira-t-il finalement, en guise de réponse, l'expression impassible.

_ Oh... Merci... s'empressa de remercier Ross.

_ Acceptez-vous que je reste un peu ici pour vous tenir compagnie et se rémémorer quelques souvenirs partagé avec Kerrick ?

_ Et bien, euh...

_ Je nous ai acheté du champagne Monsieur,
insista Sergueï devant la terreur lisible de Ross Stewart. Il n'avait pas confiance ; où était le mal ?

lien permanent

339 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 10 mai 2008 17:34

_ Très bien, entre dans ce cas Sergueï.

 



Et voilà, tout était parfait, il le laissait rentrer. Ce sale con pensait vraiment que Sergueï avait cru en ses mensonges, comme si le fait d'avoir hurlé à la peine et à la défense allait convaincre le jeune roux de son innocence. Il avait passé trop de temps à apprendre des choses sur lui. En deux années passées aux côtés de Ronan et Kerrick, il en avait su de belles aventures sur lui. Il savait parfaitement que Ross tabassait Ronan depuis des années et que, il n'y a encore pas si longtemps, il protégeait Kerrick de tout cela, jusqu'à ce que ce dernier décide d'être à son tour le protecteur de l'histoire. Dés lors, Ronan n'a eu qu'à survivre et Kerrick a encaissé. Dramatique. Surtout lorsque l'on connaît le final de cette histoire.

Quoiqu'il en soit, Sergueï était motivé aujourd'hui. Son plan se déroulait comme sur des roulettes, Ross Stewart l'avait laissé entré sans crainte, un peu comme un loup auprès des moutons. Et les choses seraient encore à l'avantage de l'assassin dans cette maison maudite.

_ Ce n'est pas trop difficile pour vous ? demanda Sergueï, assis sur le canapé non loin de Ross.

_ Et bien, je fais avec tu sais. C'est difficile de perdre son unique enfant...
soupira-t-il convaincu de sa peine, et toi, comment le vis-tu ?

 



_ Bien, répondit Sergueï d'une manière suffisamment distante pour que Ross ne repère pas sa colère. Désirez-vous un peu de champagne ? Se serait dommage de gâcher une pareille bouteille.

_ Avec plaisir ! s'émoustilla le concerné en allant chercher les flûtes à champagne.

Sergueï mimma un air satisfait. Bientôt, il pourrait se sentir au plus profond de sa joie intérieur. Devenir enfin la bête qu'il est. Lui, le guerrier. Celui qui n'aurait jamais de faiblesse, celui qui serait au-dessus d'Achille et dont on parlerait encore pour l'éternité à venir.

lien permanent

340 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 10 mai 2008 18:13

 

 

_ J'en ai marre de déprimer Amanda, pas toi ?

La jeune femme tourna ses yeux vers Axel, surprise d'un tel changement de comportement. C'est vrai que cela faisait quelques heures qu'ils parlaient de leurs problèmes mutuels. Leur tue-l'amour, leur perte, leur drâme. Bien sûr, cela était assez bon, intérieurement, ils pouvaient dire ce qu'ils avaient sur le coeur. Mais malgré tout, ils ressentaient un certain mal, une certaine forme de pitié. Ils étaient faibles et cela les rongeaient au maximum. Et cette sensation, Axel voulait à tout prix s'en dégager. C'était un peu comme s'ils étaient dans une boîte et que le couvercle s'apprêtait à s'abattre sur eux.

Si seulement ils étaient capables de renaître de leur malchance et enfin survivre dans ce monde de dingues. Remonter la pente. On subit continuellement des tas d'horreurs. Si nous étions des chats, nous n'aurions pas assez de nos neuf vies pour supporter de pareils massacres. Puéril situation.

_ Avec tout le respect que je te dois, comment veux-tu qu'il en soit autrement ? On...

_ La musique, répondit-il affectueusement, la musique, en allumant le poste de radio, on peut arrêter enfin de déprimer et s'évader quelques minutes.

_ Je ne sais pas si tu te souviens, mais la musique a des effets quelques peu... chauds sur nous. Hier soir, ça s'est fini dans ton...

_ Tu regrettes peut-être ?

 



_ Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais...
insista-t-elle.

...Mais sans l'écouter, Axel enclancha le bouton "on" et immédiatement, une station radio mit un terme au débat désaxé d'Amanda. Celle-ci se sentit vexé par ce comportement jusqu'à ce que son nouvel ami - ou amant - ne se lève en lui tendant une main.

Ecoutez : Something Corporate - I Want to Save you
{#}

_ Tu viens ?

_ Mais... mais non ! Axel ! Ce n'est pas sérieux ?!
s'exclama-t-elle, surprise.

_ Tant pis pour toi, moi, je danse !

 

lien permanent

341 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 10 mai 2008 18:14

 

 

Une minute plus tard, il se lança sur la piste, écoutant avec épanouissement le son qui parvenait à l'extraire une bonne fois pour toute de son cafarnaüm intérieur.

Je voudrais me libérer de ce qui m'empoisonne. Effacer ses souvenirs blessants qui me défoncent le coeur et l'âme à chaque fois que j'y pense. Je suis coincé en cette seconde et j'ai peur de tendre les bras vers ma chance. Pourtant, je ne suis pas seul.

Alors, je veux m'élever, écouter ce que tu me dis et me dictes, me laisser aller et soulever mon coeur jusqu'à être envelopper dans des nuages moux, doux, et protecteurs. Loin du bruit, loin de l'odeur nauséabonde d'une vie d'égoût. Être juste encore un peu, le temps d'une note, d'un glissement d'amour, l'espoir incarné.

 



Danser. Respirer. Rire. Pour enfin Vivre.

Et la connaissance des sens s'appliquera à mon corps entier, se mêlant à mon esprit.

lien permanent