C’est très con d’être seul n’est-ce pas ? Solitairement laissé dans l’attente de ce que l’on sent ne jamais revenir. Perdu au fond du doute et de la crainte, l’inquiétude accompagnant dramatiquement les lieux. Mais qu’en est-il de la suite ?

Et Ronan, assis sur sa chaise d’angoisse, patientant avec
l’espoir ridiculement rétrécie de revoir,
enfin, un Sergueï qui se faisait attendre depuis
déjà plus de 24h. Que faisait-il ? Dans quelle
histoire s’était-il laissé emporter ?
Qu’avait-il pu faire depuis tout ce temps ? Il était
parti voir sa sœur et depuis, plus rien de nouveau.
Simplement du vent.
Alors que le jeune brun sentait son cœur palpiter sous la
pression, capable de lui dire « t’es
foutu », il entendit, dans un bruit maladroit, la porte
s’ouvrir et se refermer dans l’immédiat. Les
seules personnes ayant le droit de rentrer ainsi chez lui
étant Sergueï et son défunt frère, il
était donc fort plausible que se soit son amant qui venait
de franchir les lieux. Anxieux, Ronan ne fit pas un geste avant de
voir apparaître le rouquin devant lui. Sans un regard, il
attendit qu’il daigne ouvrir la bouche et lui expliquer son
absence. Mais visiblement, Sergueï ne désirait pas
parler, la curiosité pittoresque de Ron prit donc le dessus
et, sur une voix glaciale, il demanda :
_ Où étais-tu ?

_ Parce que ça t’intéresse ?
Se moqua le roux avant de jeter un regard noir à son petit
ami sans aucunes raisons que Ronan ne parvenait à
comprendre.
_ Non, c’est une simple curiosité.
_ C’est ça oui… Idiot.
Ronan, perturber de voir ce
« crétin » réagir mal
alors que la colère devrait lui appartenir à lui, en
priorité, se leva sombrement et se plaça sans
hésitations devant Sergueï. Pour quelles raisons
voulait-il s’acharner ainsi sur lui ?
_ Hey, ranges moi ce ton infecte, je n’ai pas besoin
de tes sarcasmes, si tu es revenus pour passer tes nerfs sur moi,
tu sais où est la…
_ Où est quoi ? Coupa sèchement le
roux, nerveux.
























