359 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 24 mai 2008 22:30

 

C’est très con d’être seul n’est-ce pas ? Solitairement laissé dans l’attente de ce que l’on sent ne jamais revenir. Perdu au fond du doute et de la crainte, l’inquiétude accompagnant dramatiquement les lieux. Mais qu’en est-il de la suite ?

 



Et Ronan, assis sur sa chaise d’angoisse, patientant avec l’espoir ridiculement rétrécie de revoir, enfin, un Sergueï qui se faisait attendre depuis déjà plus de 24h. Que faisait-il ? Dans quelle histoire s’était-il laissé emporter ? Qu’avait-il pu faire depuis tout ce temps ? Il était parti voir sa sœur et depuis, plus rien de nouveau. Simplement du vent.

Alors que le jeune brun sentait son cœur palpiter sous la pression, capable de lui dire « t’es foutu », il entendit, dans un bruit maladroit, la porte s’ouvrir et se refermer dans l’immédiat. Les seules personnes ayant le droit de rentrer ainsi chez lui étant Sergueï et son défunt frère, il était donc fort plausible que se soit son amant qui venait de franchir les lieux. Anxieux, Ronan ne fit pas un geste avant de voir apparaître le rouquin devant lui. Sans un regard, il attendit qu’il daigne ouvrir la bouche et lui expliquer son absence. Mais visiblement, Sergueï ne désirait pas parler, la curiosité pittoresque de Ron prit donc le dessus et, sur une voix glaciale, il demanda :

_ Où étais-tu ?

 



_ Parce que ça t’intéresse ? Se moqua le roux avant de jeter un regard noir à son petit ami sans aucunes raisons que Ronan ne parvenait à comprendre.

_ Non, c’est une simple curiosité.

_ C’est ça oui… Idiot.


Ronan, perturber de voir ce « crétin » réagir mal alors que la colère devrait lui appartenir à lui, en priorité, se leva sombrement et se plaça sans hésitations devant Sergueï. Pour quelles raisons voulait-il s’acharner ainsi sur lui ?

_ Hey, ranges moi ce ton infecte, je n’ai pas besoin de tes sarcasmes, si tu es revenus pour passer tes nerfs sur moi, tu sais où est la…

_ Où est quoi ? Coupa sèchement le roux, nerveux.

 

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360 (Histoire (partie deux)) posté le samedi 24 mai 2008 23:12

 

 

_ La porte, acheva froidement Ronan en tendant un doigt vers l’endroit en question.

_ Comme si tu étais capable de me foutre dehors.

_ Tu veux parier peut-être ?


C’était incompréhensible. Pourquoi Sergueï était aussi peu attachant en cette seconde, Ronan qui s’était inquiété durant des heures, ne pensait pas tomber nez à nez avec un sale petit morveux aux paroles grotesques. Il aurait cru devoir courir vers lui en lui hurlant rapidement dessus pour ensuite se mettre furtivement dans ses bras avant de prendre un aller simple vers l’amour sans refus ni conscience. Mais apparemment, le caractère parfois lunatique et bas de Sergueï en avait décidé autrement. Si c’était ce qu’il attendait, et bien, il avait trouvé un adversaire de taille. Même si Ronan était souvent frêle et aperçu comme un faible, sa touche de haine lui donnait une grande part de violence qui pouvait l’encourager à être blessant. Surtout en cette période noire, ses sens et ses mots se décuplaient à vitesse grand V.

_ C’est bon Ronan, arrêtes de faire ton petit con, tu n’as plus personne à impressionner, les derniers sont tous morts ou t’ont complètement oublié…

Ils sont tous morts…
C’était donc comme cela qu’il le voyait, comme un pauvre perdant qui s’amusait devant les futurs cadavres qui peupleraient la poussière ?

 


Si c’était le cas, rien que ce rapport forcément lié à Kerrick mit hors de lui Ronan. Sans prendre un seul temps de réflexion, il gifla Sergueï. Aussi con que cela puisse paraître, c’était la seule réaction qu’il parvint à tirer de lui-même.
Certains pourraient penser que leur dispute n’avait ni queue, ni tête. Et c’était le cas, même Ronan ignorait la véritable raison de ce conflit. Comment pouvait-on se cracher à la tête dans des retrouvailles ?
Puéril.

 

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361 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 25 mai 2008 00:07

 

 

 

Cette vulgaire baffe fit l’effet d’une bombe sur Sergueï.
Ses yeux s’attendrirent immédiatement après. Comme s’il revenait, suite à un choc particulier, à la réalité. Si seulement il pouvait dire à son amant les raisons de sa méchanceté immédiate, mais c’était impossible.

Comment annoncer qu’il avait tué son salopard de père ? Même si Ronan le haïssait par-dessus tout, il était trop naïf pour accepter la violence de prendre la vie de quelqu’un. Dans le fond, se serait comme juger logique d’avoir vu son frère partir. Après tout, Ross aussi avait prit sa vie. Et le principe humain sur le droit d’exister était si complexe…

Puis, cette sordide vengeance serait forcément mal vue. C’était diaboliquement incorrect, seul un fils de démons pouvait adhérer à cela. Seul Sergueï en était capable, et sa sœur, dans sa folie passionnante avait pu comprendre ses pensées.
D’ailleurs, Joane était aussi naïve que Ronan, mais à sa manière à elle. Elle aimait un peu trop fort et avec un peu trop de certitude. Même si Sergueï en était comblé, il était incapable de se montrer reconnaissant de cet amour. Et forcément, cela devenait de plus en plus problématique dans sa vie.

_ Ronan…

_ J’ai pas envie de te voir, retournes de là où tu viens…


_ C’est l’enfer d‘où je viens…
souffla Sergueï, comme une victime.

 



Son amant fit quelques pas en arrière, se méfiant du jeune homme. Il était tellement impulsif qu’il ne savait jamais comment prédire ses réactions. Il y a encore quelques minutes, il était en total haine mentale, et d’un seul coup, il semblait tellement égaré que Ronan ne savait même plus quel comportement adopter. S’il devait lui ordonner de partir ou fondre dans ses bras, les lèvres se scellant à celle de Sergueï. C’était injuste.

 

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362 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 25 mai 2008 00:12

 

 

_ Je ne voulais pas m’énerver Ronan, c’est juste que… C’est difficile en ce moment, s’excusa indirectement Sergueï.

_ Non, ce n’est pas difficile, c’est juste ton habitude, cingla froidement le jeune brun en tout réponse. Maintenant, je te prierai de t’en aller, j’ai des choses à faire, et t’attendre en a été exclu.

_ Ron… S’il te plaît, je suis désolé pour tout, pour ne pas t’avoir prévenu et pour m’être emporter en rentrant. Excuses-moi… Vraiment.

 



Ronan soupira pour toute réponse, suspicieux, il baissa les yeux, une étincelle de frustration s’y lisant encore. Il avait de plus en plus l’impression que leur amour était un jeu, que la loi du plus fort régnait entre eux et qu’à chaque faiblesse de l’un, l’autre remportait un round satisfaisant. C’était tellement peu passionnant, sans vie. Plus le temps passait et plus Ronan commençait à trouver cette histoire lassante et platonique. C’était comme une pièce un peu trop jouée. Le caractère en constante contradiction de Sergueï devenait de moins en moins attachant, il n’était qu’un acteur avec des anti-sèches cachées dans son âme. Vide.

 

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363 (Histoire (partie deux)) posté le dimanche 25 mai 2008 17:43

Hihi. J'ai découvert un nouvel effet sur PhotoShop, grâce à mes souvenirs de cours sur HID !
Je trouve que ça donne une bonne gueule aux images des sims. Pour toute plainte, aucune déposition ne sera prise en compte x'D

 

 

L’ordinaire n’est pas assassin. Seul son acolyte qu’est l’ennui peut l’être. Et lorsque l’ordinaire est beau, l’instant n’en est que plus magique. C’était sans doute ce que pensait le jeune Eliam, assis sur son canapé, Aline endormie à ses côtés. Elle semblait paisible, une chose véritablement rare, elle était si malheureuse et anéantie par sa propre vie et ses propres choix qu‘elle en oubliait le repos. Une série de blessures lassantes l’avait condamné à la paresse du bonheur.

Et pour une fois qu’elle songeait au meilleur, Eliam se sentait obligé d’observer son visage. Celui qui n’a aucun remord, celui qu’il aime tellement, le plus pure de tous. La voir flotter dans un autre monde où le paisible était sans doute favorable à sa présence, le rendait si heureux que rien ne pourrait le contraindre à abandonner cette jolie femme. Il en avait mit du temps avant de se rendre compte qu’elle était sa correspondance, celle pour qu’il se battrait jusqu’à la mort, il avait mit un temps fou et désastreux. Et c’est au prix d’une autre femme qu’il dû reprendre Aline pour amante. Délaissant la satisfaction pour la séduction intérieur de deux âmes qui se complètent.

 



Alors que les secondes lui laissaient la chance de sentir son cœur battre, son bras entourant la poitrine de la jeune femme, la sonnette de la porte d’entrée résonna lourdement jusqu’à ses oreilles sans pour autant réveiller la douce Aline.

Dans un grognement terrible, il se décida à se lever, déposant correctement le corps plongé dans un sommeil récupérateur de sa petite amie.

Une fois qu’il ouvrit la porte à l’intrus qui s’était glissé jusqu’à eux, il eut une sorte de choc perturbant. Les yeux grands ouverts, il dévisagea Axel Campbell.

_ Quelle surprise.

 

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