Il était un peu comme une poupée
de porcelaine qui aurait été trop malmené par
le passé. La peau fissurée, le teint livide et
l'âme aussi peu colorée. Pourtant, en le regardant, on
ne voyait qu'un être caractériel, et
complétement névrosé. La douleur
n'était presque pas visible, quelques personnes la voyait,
pouvait même la toucher. Katie en faisait partie,
malgré la réticence d'Axel.
Il n'aimait pas qu'elle ait connaissance de sa
détresse intérieure. Elle était un peu comme
son aile, sa petite survie qu'il brisait sans cesse.
Cruellement.
Aujourd'hui, Katie ne prit pas la peine de
parler en le voyant confortablement installé sur son
ordinateur en train d'écrire. Elle s'installa par terre,
à côté de lui et posa sa tête près
de son bras. Pour qu'il la sente, mais ne la considére pas
comme un intru dans son antre.
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