En entendant la respiration cassée et les sanglots du dernier être qu'il aurait cru revoir pleurer un jour, Ronan se redressa avec le peu de force qu'il lui restait et se propulsa dans les bras d'Axel. Ils n'avaient plus que ça à faire, partager ses pleurs et son deuil. Peut-être qu'avec lui, se serait plus simple.

A deux, les choses sont parfois moins dramatiques et prennent un tournant plus surmontable.
La mort est tellement laide lorsqu'on n'y pense. Nos
désirs de la rejoindre ne sont en fait que des tourments,
des appels pour que quelqu'un nous rattrape au dernier moment. Mais
quand elle se confronte au destin de ceux que l'on aime, elle en
devient horriblement malsaine et grotesque. Finalement, la mort
n'est qu'un mauvais tour et la vie, une meurtrière qui vole
et prend à mesure qu'elle donne.
Bloqué comme des mortels. En fait, nous ne sommes
rien.













